Le personnage de François Antoine

La Bête du Gévaudan ne serait pas aussi légendaire si il n’y avait pas autant de personnages liés à celle-ci… Ecuyer, porte arquebuse ou encore militaire, François Antoine est un homme plein de qualités, mais pas que…

FRANÇOIS ANTOINE : PORTE-ARQUEBUSE

François Antoine né vers 1695, présumément à Paris, appartient à la noblesse, au rang d’écuyer. En effet, il est difficile de citer avec certitude son lieu de naissance, puisque son acte de baptême reste introuvable. On suppose alors qu’il est né à Paris, où ses parents se sont mariés quelques années avant sa naissance. 

Une fois à l’âge adulte, il épouse deux femmes :

  • Marie Catherine Guérin, le 1er janvier 1723.
  • Elisabeth Longy, le 2 mai 1744. Ce mariage fut un peu plus spécial que le premier. En effet, sur l’acte de mariage, il est spécifié que les fiançailles ainsi que le mariage furent célébrés le même jour et de la façon la plus discrète possible, contraire aux coutumes de l’époque. Quatre mois plus tard, né leur premier enfant, raison pour laquelle le mariage fut très discret. 

Durant sa vie, François Antoine répond principalement à la désignation de porte-arquebuse au service de Louis XV. Cette fonction lui vient directement de son père et grand-père paternel, eux aussi porte-arquebuse du roi.

En 1720, il entre dans le régiment royal des dragons militaires français, et devient en 1754 sous-lieutenant des chasses de la Capitainerie royale de Saint-Germain-en-Laye (Ile de France). En 1755, Antoine gagne encore une fois en grade et devient chevalier de l’ordre royal militaire de Saint-Louis. 

Ce n’est qu’après avoir acquis ce statut que le roi le charge de tuer tous les loups du royaume.

Altercations et bête du gévaudan

Lors d’une des battues, François Antoine rencontre Chastel et deux de ses fils en plein forêt, s’en suit alors une querelle sans retour : le fidèle servant du roi réussi à envoyer les trois membres de la famille Chastel en prison.

En 1765, François Antoine arrive à tuer une grosse bête dans les bois de Notre-Dames des Chazes (Haute-Loire), longtemps considérée comme celle du Gévaudan. Le peintre Jean Baptiste Oudry lui offre même un tableau intitulé “La chasse au loup dans la forêt” pour fêter cet événement, mais le calme pour ce preux chevalier fut de courte durée, puisque les attaques reprennent de plus belle deux semaines après la soit-disant éradication de ce si gros loup. 

François Antoine décède le 8 septembre 1771 à Dax, à l’âge de 77 ans, des suites de rhumatismes.

François Antoine et la Bête du Gévaudan

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