Le personnage de Jean Chastel

La Bête du Gévaudan ne serait pas aussi légendaire si il n’y avait pas autant de personnages liés à celle-ci… à commencer par Jean Chastel : agriculteur, chasseur, et véritable tueur de la Bête du Gévaudan mais… l’est-il vraiment ?

Jean Chastel : le chasseur

Le personnage de Jean Chastel est né le 31 mars 1708 dans un petit village de Darnes paroisse en Besseyre-Saint-Mary,  en France. C’est un fils d’agriculteur. 

Plus grand, il exerce le métier de cabaretier qui consiste à vendre du vin au détail et donner à manger contre de l’argent. Dans son village, il est également chasseur professionnel, braconnier ainsi que brasseur. Un homme donc très polyvalent ! 

Le 22 février 1735, il épouse Anne Charbonnier, avec qui il a neuf enfants. 5 filles : Jeanne, Agnès, Agnès, Jeanne Marie et Catherine, ainsi que 4 garçons : Pierre, Claude, Jean Antoine, Jean François. 

Le 16 août 1765, Jean Chastel chassait avec ses fils. C’est alors qu’il rentra en conflit avec François Antoine et deux de ses hommes. Ceux-ci étaient partis à la recherche de la bête du Gévaudan sous les ordres du roi, au même endroit que la famille Chastel. Le père de famille arriva à éloigner les servants du roi, mais ces derniers rédigent, le soir même, un procès verbal expliquant l’altercation. 

C’est de cet événement que Jean et ses fils, Pierre et Jean Antoine, furent envoyés en prison. Il ne seront libérés que quatre jours après le départ en province de François Antoine et son équipe. 

Jean Chastel et la bête du gévaudan

Vers la fin du mois de septembre, Jean François abat une grosse bête considérée comme étant celle du Gévaudan. Pourtant, début 1766, de nouvelles séries d’attaques sont à déplorer. Le 18 juin 1767, il est rapporté que la Bête se trouverait à Nozeyrolles, en Auvers, là où se trouve sa dernière victime. Le marquis d’Apcher décide alors de mener une nouvelle battue dans cette région, accompagné de quelques volontaires, dont Jean Chastel. 

Le 19 juin 1767, à la Sogne d’Auvers, que Jean Chastel tue un énorme animal ressemblant à la description de la Bête du Gévaudan. Après cet événement, plus aucune attaque n’est signalée en France, ce qui signifie que Jean Chastel a bien tué la bonne bête.

Néanmoins, après avoir amené l’animal aux pieds du roi, à Versailles, le brave homme ne fut pas récompensé de son acte. Il fut seulement ordonné d’enterrer au plus vite la bête, à cause de son odeur de décomposition. 

Peu de temps après cette aventure, Chastel retourne dans sa ville natale auprès de sa famille, où il mourut en 1789.

Aujourd’hui, une stèle est installée dans le village de la Besseyre-Saint-Mary, en Haute-Loire. C’est la seule preuve de reconnaissance et en l’honneur de sa mémoire.

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