Histoire de la Bête

Début D'UNE Légende : 30 JUIN 1764

L’histoire de la bête du Gévaudan débute le 30 juin 1764, où, dans l’ancien département du Gévaudan, surviennent des attaques mystérieuses. Ces agressions, d’une rare violence, sont également signalées en Auvergne, et à Rouergue et se produisent exclusivement sur des femmes ou des enfants. Le 19 juin 1767, on recense entre 88 et 124 morts, tous tués de la même façon : déchiquetés ou décapités. Les attaques ne furent, au premier abord, pas inquiétantes, car depuis 1730 se succèdent des altercations entre le loup et l’homme, et sont alors considérées comme de simples faits divers. 

Par la suite et à la vue de la gravité des blessures, la thèse du loup est vite écartée et démarre alors une psychose collective. Cette histoire dépasse rapidement le titre de fait divers et les rumeurs se succèdent. On commence à parler d’animal anthropophage, d’un tueur en série ou encore d’une bête dressée pour tuer, ce qui alerte les autorités. L’évêque de Mende (région en Occitanie) voit ici l’oeuvre de Dieu, ce dernier aurait envoyé cette bête sur terre afin de punir les Hommes de leurs péchés, et met ainsi en place 40 heures de prière, durant 3 dimanches.

Première victime de la bête du gévaudan

30 juin 1764 : Jeanne Boulet, 14 ans, est la première victime déclarée de la Bête du Gévaudan. La mort violente de la fillette, dévorée par « la bête féroce », est consignée dans le registre de la paroisse de Saint-Étienne-de-Lugdarès, située aux confins du Gévaudan (Lozère) et du Vivarais (Ardèche).

L'INTERVENTION DU ROI LOUIS XV

De son côté, le roi de l’époque, Louis XV, ordonne au capitaine Duhamel de diriger des opérations de chasse à l’homme, ou plutôt à la bête. Commence alors ce qu’on appelle aujourd’hui “les plus grandes battues au monde”, car ce dernier a réussi à mobiliser des centaines de paysans, des dragons ainsi que des centaines de troupes royales dans le seul but de trouver la bête et la tuer.

Pour cela, tous les moyens possibles ont été mis en place. Les soldats ont eu recours à des armes à munitions, des pièges, techniques d’empoisonnement et bien d’autres encore. Malgré toute cette artillerie, la bête leur échappa. Très maligne, celle-ci tout en continuant ses massacres, ne se montrait pas à la lumière du jour. Les Hommes, démoralisés d’avoir fait chou blanc, rentrent alors auprès du roi. Triste nouvelle pour le roi, mais pas pour la presse, qui, à cette époque en mal de ventes, s’empresse de reprendre l’histoire et d’en faire une série de publications. Vont alors naître en l’espace de seulement quelques mois, des centaines d’articles recensant l’incroyable histoire de la Bête du Gévaudan. Grâce, ou à cause, de cet engouement médiatique, quelque chose d’encore plus fantastique se créer : la description de la bête. D’abord identifié comme un gros loup, est finalement décrite comme un animal de la taille d’un veau ou d’un âne, avec une grosse tête, au pelage touffu rouge et noir, et doté de grandes griffes et d’une agilité incroyable.

En 1764, Louis XV, fatigué de tout cet agissement, envoie son porte-arquebuse, François Antoine réputé comme meilleur fusil du royaume, aux trousses de l’animal. 

Dénouement de l'histoire de la bête du gévaudan - 1765

En 1765, Antoine tua une bête énorme et touffue, comme décrite. Cet exploit fait remonter la popularité du roi qui avait énormément baissé à cause de la prolongation des massacres. A partir de ce moment, les journaux ne prêtent plus attention à cette histoire, que tout le monde pensait finie. Seulement, les morts continuent d’affluer. François Antoine n’a en réalité pas tué la Bête du Gévaudan, car ayant peur de perdre les bonnes grâces du roi, le chasseur tua un animal ressemblant. Le peuple continue ainsi à pleurer les disparitions de leurs proches et à supplier au roi d’agir le plus rapidement possible. Rien n’y fait, ce dernier persuadé que la bête a été éliminée n’ordonne plus aucune battue. C’est alors le marquis d’Apcher qui décida d’organiser la virée finale, en juin 1767. 

Les paysans les plus courageux se retrouvent alors pour partir à la recherche de l’animal tant convoité. Parmi eux se trouve Jean Chastel, enfant du pays et  robuste paysan/chasseur très estimé. Ce personnage tua la bête le 19 juin 1767 de deux balles tirées de sa propre arme. L’animal, une fois à terre, est attaqué une fois de plus par les chiens de chasse qui accompagnaient Chastel. 

Une fois la mission accomplie, le chasseur ramena la bête à Besques, où il fut confirmé que ce n’était pas un loup normal. Après cette confirmation le corps sans vie fut envoyé à Versailles, mais il arriva dans un état de décomposition, aucune analyse n’était possible. Chastel ne fut pas pris au sérieux par le roi et ses disciples et fut donc renvoyé dans sa ville natale. Quand bien même, plus aucune disparition n’a été reportée après l’intervention de Jean Chastel, ce qui signifie que ce dernier a tué la vraie Bête du Gévaudan.

Première Victime de la Bête du Gévaudan

Jeanne Boulet, une jeune fille de 14 ans, est déclarée morte le 30 juin 1764 dans le village des Hubacs, près de Langogne en Occitanie. La fillette, n’ayant pas eu l’occasion de se confesser avant de mourir, fut enterrée “sans sacrements”. On la considère aujourd’hui comme la première victime déclarée de la Bête du Gévaudan, et non pas comme la première victime de la série d’attaque de l’animal.

Thèse de l'implication humaine

Quelques interrogations planent toujours autour du mythe, quelle est la vraie nature de l’animal ? Jean Chastel avait-il une implication plus profonde dans cette histoire sordide ? Comment cette bête s’est retrouvée à cet endroit ?    Avec l’évolution technique et le progrès des connaissances, on sait aujourd’hui qu’aucun animal ne peut infliger de telles blessures à un être humain, ce qui renforce donc la thèse de l’implication humaine dans ces meurtres.